Phare de la Garoupe

pharePhare de la Garoupe / Cap d’Antibes le 26 mai 2000 à 20h39. Mer belle, ciel peu nuageux, visibilité 25km, température de l’air 23,8°C, vent faible.

… retrouvé Souheil au port d’Antibes, son caméléon sur l’épaule, en train de siroter un verre d’orgeat. A cette période de l’année, Souheil ne se sépare jamais de son reptile. Une fois atteint le cap de… je me débarrassai de mon attirail : deux grands sacs en cuirs, étanches et renforcés ainsi que mes tubes, enroulés autour de ma taille.

Le rivage était extrêmement calme :nous avions de la chance. Roches rouges, algues brunes et pinède derrière nous. Le chant d’un ou deux oiseaux et les cris de quelques écureuils ajoutaient à l’ambiance exotique.

…la noophonie que je captai ce jour-là fut remarquable : les diatomées et le zooplancton y sont majoritairement représentés. leurs oscillations quasi-browniennes ainsi que leurs intentions éthériques et vitales sont très perceptibles dans l’enregistrement. le ressac n’est pas trop présent, et l’on n’est pas trop gené par les oiseaux. On entend même le phare. Ce fait est étrange, le signal lumineux périodique a été interprété comme un signe de vie par mon appareillage. Les artéfacts humains tendent donc vers cette semi-conscience qu’on les végétaux. Peut-être est-ce la concrétisation du passé de ce bâtiment…

Extrait de « Récits » de Yannick d’Auby. Paysage sonore de Yannick d’Auby.

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