Tyr (Liban)

libanTyr / Liban le 09/01/2001 à 12h33. Mer belle, ciel clair, visibilité 25km, température de l’air 19,1°C, vent faible.

 

…les deux espaces sont aussi en osmose et sereins. Auparavant, ils s’entrechoquaient créant de l’ombre et du désordre, du doute et du trouble comme un grondement sourd. Aujourd’hui ils s’entrechoquent toujours mais, ils teintent et vibrent. Une lumière s’en dégage, des cristaux scintillent…

L’Orient et l’Occident sont infus dans mon âme. Comme deux grands fleuves tumultueux, ils arrachent à mes berges tout ce qu’ils peuvent. Ils charrient tout cela vers la grande mer scintillante…

Je marche sur le rivage de Tyr, je marche sur son passé tant ses ruines sont présentent partout. J’en ramasse des fragments rejetés par la mer. Des colonnes grecques gisent sur le sable, les pieds dans l’eau. Une colonie d’algues s’épanouit à sa base…

De vieux camions se dirigent vers la frontière Israélienne. La route est nimbée de poussières. Au loin un chant se fait entendre. La lumière est ocre-jaune, la mer d’un bleu sombre, les vagues percutent la digue dans un fracas d’écumes blanches…

Karim.S me suggère d’aller dans le vieux port de Tyr, chez l’un de ses amis qui tient une auberge où l’on sert l’un des meilleurs mézzé Libanais…

Un vieux rafiot rentre au port, le clocher sonne les vêpres,  l’Arack était excellent.  l’Orient me berce…

 

Extrait de « D’un rivage, l’autre. » de Souheil Salamé. Enregistrements sonores de Souheil Salamé. Paysage sonore de Bertrand Landhauser.

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